De Camaret à Porto Santo, il y a un petit peu plus de 1000 Miles, soit environ 1850 km. Une belle étape pour valider notre nouveau Moussespic, et surtout pour descendre rapidement vers le sud. Contrairement à 2014, nous avons en effet décidé de faire l’impasse sur l’Espagne, et le Portugal. Cela nous laisse donc la possibilité de prendre le temps d’attendre LE créneau météo qui nous permettra de traverser le golf de Gascogne dans de bonnes conditions (et de ne pas refaire le même golf que la dernière fois…)

La fenêtre météo attendue se présente, et le départ est prévu le Dimanche 25 Août. Nous prévoyons une escale à Camaret le samedi soir, en compagnie de Vincent et Marine. Simon embarque avec eux, et obtiendra son diplôme officiel de barreur de Katleen ! La classe !

Un petit passage à la Rhumerie et une bonne soirée plus tard, le départ est décalé. La faute à un petit problème avec le moteur (aucun lien avec la Rhumerie, mauvaise langue!).

Le départ aura finalement lieu le Mardi 27. Nous quittons le corps mort à 8H. C’est parti pour 8 à 10 jours de mer, ponctués de quelques moments forts.

Cela commence avec une mise en jambe en douceur, une glissade tranquille jusqu’à l’occidentale de Sein. L’occasion d’apercevoir le Phare d’Ar Men. La bonne nouvelle c’est que personne n’est malade (merci Danny et Katrien!). La vie s’organise à bord, nous reprenons nos marques, nous savourons certaines modifications, notamment la castimette qui apporte un vrai confort pour les quarts de nuit !

Ar Men

Même les 24H de près du deuxième jour n’entameront pas le moral des troupes ! Nous apercevons des dauphins à plusieurs reprises, et certains viennent jouer avec l’étrave du bateau, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Au près….
Nos premiers coucher de soleil

Le cap Finistère est atteint sans encombre. Il faut bien le dire, voir la terre après 4 jours de mer, c’est plaisant, mais cela apporte aussi une petite frustration de ne pas s’arrêter. Du coup les enfants trouvent le temps plus long. Sur le moment, nous regrettons un peu notre décision de filer vite à Porto Santo, pour autant nous maintenons le cap.

Après deux jours de mer, un thon monte à bord. Tout le monde est excité, les enfants sont super content de sortir un poisson, même si certains n’ont pas envie d’en manger… Il va falloir s’y faire ! Cela vire au « drame » quand nous « harponnons » notre prise : Simon est en larme car il y a du sang et que nous venons de tuer un poisson…. Il sera baptisé Jean-Pierre, post-mortem, et nous fera deux excellents repas : Thon à la Tahitienne et darnes de thon au four. Merci Jean-Pierre !

Le long des côtes Portugaises, c’est la journée des emmerdes ! C’est bien connu, ces bestioles là se déplacent en escadrille. Cela commence par de l’eau retrouvée dans les fonds. On pompe ; ça n’est pas bien grave, mais contrariant car nous pensions être enfin venus à bout de toutes les fuites !

Cela se poursuit avec le moteur, que nous mettons en route et qui produit un bruit sinistre !

Le sommet est atteint lorsque, à minuit, alors que ça souffle à plus de 30 nœuds, nous nous retrouvons sans pilote automatique ! Nous barrons une bonne partie de la nuit, avant de mettre Moussespic à la cap, histoire d’attendre que le jour se lève. Le lendemain, les problèmes sont résolus un par un, et le moral remonte.

Après une nuit difficile… le pilote remarche !

Notre beau spi « Les perles de Saint Barth », a fait plusieurs belles apparitions lors de cette navigation. Nous ferons notamment toute la dernière nuit sous spi, avec un Moussespic qui glisse à belle allure, comme sur des rails ! Nous finirons par l’affaler dans un peu plus de 20 nœuds de vent. Moussespic se comporte toujours superbement bien, mais nous ne voulons pas prendre le risque d’abîmer trop vite cette voile qui nous a déjà permis d’économiser pas mal d’heures de moteur !

On sait…. c’est pas un spi… mais une configuration régulièrement utilisée

Enfin, après 8 jours de mer, Porto Santo apparait à l’horizon. Nous la devinons, plus que nous ne la voyons, dans un premier temps. Elle se dessine de plus en plus franchement, et grossit au fur et à mesure que nous approchons. C’est toujours un moment un peu magique cette approche de la terre, après plusieurs jours de mer. A 18H30 l’ancre tombe sur les fonds de sable, dans une eau toujours aussi limpide. Nous profitons des derniers rayons du soleil devant un petit apéro afin de fêter notre arrivée. Nous sommes à Porto Santo !

Terre !

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4 Réponses

  1. Loran

    Salut,

    Que d’aventures pour commencer, j’espère que que les prochains trajets seront plus calme côté ennui.

    Amusez-vous bien,

    Répondre
  2. Françoise GLAIZOT

    Cela fait plaisir de vous lire et de voir nos moussaillons !
    Bravo Simon ! Te voilà chef barreur !
    Votre thon fait bien envie, vous avez dû vous régaler !
    Bisous à tous les 5 😘

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  3. Caous

    C’est un régale de pouvoir vous lire!! On a vraiment l’impression de voyager avec vous. Vous nous faites vraiment rever. Merci encore!! Bisous

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