En 1418, les navigateurs Portugais qui s’étaient réfugiés à Porto Santo (voir l’épisode précédent), voyaient une silhouette montagneuse au loin. Ce n’est que l’année suivante, sur ordre d’Henri le Navigateur, qu’ils repartirent à l’assaut de celle-ci.

Au vu de la forêt qui couvrait l’île, elle fut nommée Madeira, qui signifie bois en portugais. Afin de pouvoir entamer la coloniser, l’histoire dit que les Portugais enflammèrent la forêt, et que l’incendie dura 7 ans !

L’île Montagneuse au loin

En 2014 les Moussespic, après un passage sur Porto Santo, traversèrent jusqu’à Madère. Malheureusement, la météo les incita à quitter trop rapidement cette île pourtant pleine de promesses (voir effleurer Madère).

Autant vous dire qu’après 14 jours à Porto Santo, c’est avec une certaine impatience que nous avons levé l’ancre, et mis le cap vers cette montagne à l’horizon.

En approche

La traversée s’effectue sans encombre jusqu’à la baie d’Abra, mouillage niché à la pointe Est de l’ile, en compagnie d’Utopie.

Nous déplorerons tout de même la perte du drone, qui gît désormais par quelques 2000m de fond …

Ce mouillage, vide à notre passage en 2014, est, cette fois-ci occupé par quelques voiliers. L’occasion de se faire des nouveaux copains, notamment l’équipage de Kaloni. L’occasion aussi d’un barbecue sur la plage de galets ; au menu : chorizos grillés et poissons chassés pendant l’après-midi. Une belle soirée en mode robinson, où nous échangeons sur nos projets et où l’idée germe d’une rando sur plusieurs jours en compagnie des « Kalo ».

Baie d’Abra

La baie d’Abra est le lieu idéal pour randonner sur la belle pointe São Lourenço (au TOP des classements), ou faire un petit tour jusqu’à Quinta do Lorde pour voir Olivier (ancien maître de port du Légué) et récupérer les cours du CNED de Camille, que nous avions fait livrer chez lui. Le mouillage est superbe, mais il nous tarde de découvrir le reste de l’ile.

São Lourenço

Les Kalo sont partis en éclaireurs à Machico. L‘endroit semble chouette. Nous les rejoignons là-bas.

Machico est une ville agréable. C’est ici que les « découvreurs » de Madère débarquèrent. La légende dit que Gonçalves Zarco et Tristão Vaz Teixeira trouvèrent ici une croix gravée au nom de Robert Machim et Anne d’Arfert, deux amoureux Anglais, qui auraient péri ici après avoir fuit pour vivre leur amour impossible (http://www.visitmadeira.pt/fr-fr/madere/legendes/legende-de-machim). C’est de là que viendrait le nom de Machico !

Bien moins romantique, mais quelque peu aventuriers, nous peaufinons notre projet de rando autour de « quelques » bières.

En bus depuis Machico, nous gagnons Santo da serra. La balade débute sur une petite route pour rejoindre la levada serra do faial. Les levadas sont typiques de Madère. Après avoir fait flamber l’ile, les colons, afin de récupérer des surfaces cultivables, commencèrent à créer des terrasses. L’ile en est couverte. Et pour amener l’eau du centre de l’ile vers ces terrasses, il créèrent un réseau de canaux d’irrigation : les levadas. Il y en a pas loin de 2000 km qui sillonnent l’ile. Comme il faut entretenir ces ouvrages, il y a généralement un chemin qui longe le canal…

La rando se poursuit le long de cette levada paisible. Pique-nique, marche, goûter, une promenade tranquille, au fil de l’eau.

Ensuite, nous rejoignons la levada do furado, qui va de Ribeiro Frio à Portela, pour un passage beaucoup, beaucoup plus spectaculaire ! Nous quittons finalement cette dernière pour rejoindre un chemin de trail sur la crête où nous trouvons un endroit pour monter notre campement.

Levada do Furado : vertige interdit !
Levada do Furado
Levada do Furado

La soirée est magique. Seuls au monde.

Le bivouac

Au petit matin, nous entendons les premières gouttes sur le tarp (la bâche qui nous abrite). Au moment du petit déjeuner, la pluie a bien gagné en intensité ! Nous choisissons de redescendre au plus court, vers Cruz. Bien que nous soyons sous la pluie, sur un sentier qui doit être sublime par beau temps, l’ambiance dans la forêt d’eucalyptus est envoûtante. Au final, nous arrivons tous en bas avec la banane, malgré cette météo fortement humide.

Ambiance

Le retour au bateau est mouvementé. La houle s’est invitée dans notre mouillage pendant notre absence… Ce n’est pas tenable. Nous levons l’ancre, cap sur Quinta do Lorde, pour 3 jours de bricolage.

A Suivre…

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2 Réponses

  1. Chonchon

    Enfin quelques photos ! Cela nous manquait 😉
    Merci pour ce joli récit et ces beaux paysages 😘
    Chonchon

    Répondre
  2. Tonton Barn's

    Et après on va dire que je ne mets pas de commentaires…
    Mais si, je commente !
    Mais avant, ce n’était pas pareil : on avait des notifications ou ce genre de chose, si je ne me trompe….
    Profitez bien !
    Bises à tous les 5, et à Malimalaine et Tonton Guym si jamais vous les croisez !
    :-)
    Tonton Barn’s

    Répondre

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