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Cap sur l'horizon

escale25 février 2020rencontre52 photos

Guadeloupe : le voyageur et le touriste

Gilbert Keith Chesterton a écrit : « Le voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir .»

Quand ta sœur et ton beau-frère viennent te retrouver, le voyageur découvre pour son plus grand plaisir ce que les touristes sont venus voir.

Après une soirée festive en compagnie de Flyer et Caro, nous quittons St Pierre en Martinique, où nous avions fait escale pour la soirée, le 16 février après le déjeuner.

Les 30 nœuds dans le canal avec la Dominique ont sacrément malmenés nos estomacs. Première marche du podium pour moi-même, 2ème pour Marin et 3ème pour Simon. Mais la palme d’or sera accordée à Camille qui, après avoir fait le coq genre « moi je ne suis pas malade », a vomi partout sur la bannette de notre cabine !

De plus, la nuit a été ponctuée par des appels à la VHF suite à la disparition d’un aéronef dans le nord de la Dominique, avec 4 passagers à bord.

Aussi, après une arrivée à Rivière Sens en début de matinée, une sieste s’impose après le petit dej. On descend à terre pour une petite balade, notre première impression sur la ville est mitigée.

Le lendemain, Anne-Laure et Thomas nous rejoignent sur place, car le programme voiture ne débutera que mercredi. Baignade, Ty punch et dîner à bord ponctueront ces retrouvailles après 5 mois de séparation.

Mercredi 19, c’est parti !

Opération récupération de voiture et, quand on regarde au prix, on peut se retrouver face à de grosses contraintes.

Alors que moi, Camille et Marin partons dans la 207 louée par AL et Thomas en direction de l’aéroport pour prendre possession de notre VW, Max et Simon nous rejoindrons à Point à Pitre via les transports en commun.

Au final, notre loueur ne se trouve pas dans la même zone que les autres loueurs (pas assez cher selon lui), mais dans la ville des Abymes à 15mn de l’aéroport.

La première voiture partira vers le nord de Grande Terre, pendant que j’effectue la récupération des autres zouaves. Au final, ils auront mis 2h30 entre stop et car pour atteindre la gare routière de PàP, ce qui m’a valu 1h30 d’attente sur place.

45mn nous serons encore nécessaire pour rejoindre le gros de la troupe, bien installé sous un carbet, à la plage de la chapelle (anse Bertrand).

L’opération recherche de la boulangerie à travers le cimetière n’était pas une bonne idée ; pas une allée, juste un dédale voir de l’escalade sur les tombes.

Après l’averse pluvieuse, nous partons pour une marche vers le trou du diable. Magnifiques paysages, avec une mer agitée nous donnant un spectacle magique.

Une récompense s’impose après cette &ère journée : bière et jus de fruits frais chez Coco.

Jeudi 20 :

Après une petite matinée d’école, nous partons pique-niquer à Malendure. Nous y retrouvons TomTom et Isa, copains que Max a connu durant son enfance, voyageant également en voilier.

Un RDV chez le médecin du sport pour l’obtention de certificats d’aptitude à la plongée écourte la baignade des enfants…qui se consoleront un petit plus tard dans les bains chauds de Thomas (rien à voir avec le beauf).

On retouve les vacanciers sous le carbet face à Moussespic, pour déguster bières et pizzas face à la mer.

Vendredi 21 :

Départ matinal pour les chutes du Carbet. La 1ère puis la 2ème. La nature est sauvage, les cascades grandioses !

De retour à la voiture, Thomas propose de pique-niquer près de l’étang …BIP…un mauvais point pour cette idée ! On a servi de déjeuner aux moustiques !!!

Nos chemins se séparent, car sur Moussespic, baignade et école clotureront cette journée.

Samedi 22 :

Aujourd’hui c’est pause rando afin de reposer les gambettes.

Après l’école, on part pour un pique-nique dans un endroit secret, connu uniquement par les locaux, au bras David route de la traversée.

En effet, il n’y a que nous et…Alan et Christopher qui nous invitent à boire un Ty Punch, et initient les gars aux cataplasmes d’argile. Un moment coupé du monde, où les choses sont simples.

En fin de journée, on retrouve les 2 vacanciers pour une pause dans les bains chauds de bouillante.

Dimanche 23 :

C’est la journée phare ! Nous avions réservé un guide pour réaliser l’ascension de la Souffrière.

Si vous suivez nos aventures, vous savez déjà que cette journée fut exceptionnelle. Un ciel bleu permanent, une vue dégagée sur le papillon, les Saintes, Montserrat, la Dominique et même la Martinique.

Du monde sur les sentiers, mais grâce à Yoann, personne sur la trace des géologues interdite au public.

Le soir, c’est grillade au gîte.

Lundi 24 :

2ème journée sur Grande terre au programme.

Le RDV est à la pointe du château à 9h. On se promène, mange sur la plage, puis visitons St François. Ambiance musicale, car le canarval a débuté. Après une bière pour se rafraîchir, on part flâner sur le marché de St Anne : couleurs antillaises, épices, punchs…

Et ce soir, c’est soirée en amoureux car les enfants ne dorment pas à bord. Aussi, après moultes recherches, nous trouvons un restaurant bien réputé au Gosier, et ouvert le lundi ! Sa réputation est à la hauteur.

Mardi 25 :

Début de journée sans les enfants. Après un petit dej à terre à la succulente boulangerie du coin, direction le Leader Price pour un op courses avec une voiture moins encombrée. Mais nous sommes trop matinaux, car le supermarché est encore fermé. Nous voilà contraints de nous promener dans Basse terre en attendant l’ouverture. Une fois la mission accomplie, largage des courses dans le cockpit car nous avons rdv pour une visite guidée de la distillerie Longueteau. Je ne m’étend pas sur le sujet, un article réalisé par les enfants sera publié prochainement.

On chope quelque chose à grignoter en route, et nous voici à Petite Anse pour une séance PMT (Palmes-Masque-Tuba). Pour finir, ce sera une soirée Carnaval avec des spectacles féériques, et des cuisses de poulet grillées avant un sommeil bien mérité.

Mercredi 26 :

Il est temps de rendre notre voiture…et oui, presque 10j de contés depuis le début de cet article.

L’expédition sera réalisée par Max avec un retour en stop par étapes.

Pendant ce temps, nos amoureux sont partis sur les Saintes.

J’en profite pour ranger un peu le bateau, les gars écrivent leurs notes sur la distillerie et répondent aux courriers de leurs copains d’école.

Alors que les enfants se feront une soirée repas/film, nous allons à 4 au restaurant…difficile à trouver en cette fin de carnaval.

Jeudi 27 :

On reprend notre rythme de voyageur, plus lent, ponctué par la visite d’adieu de nos touristes.

Nous avons vraiment partagé de bons moment en leur compagnie. Merci à vous pour votre visite et votre organisation presque sans faille !

Et depuis, à l’heure où j’écris cet article, nous sommes toujours en Guadeloupe. Confinés à bord de Moussespic, dans le mouillage de Petite Anse, et ce depuis trop de semaines.

Nous sommes tenus aux mêmes règles que vous : mêmes autorisations, mêmes interdictions avec celle de naviguer en prime.

La vie s’écoule tranquillement. Nous sommes habitués, lors des grandes navigations, à rester à 5 à bord de notre petit 15m². Nous faisions déjà l’école à bord. Mais il est frustrant de voir ce vert, et de ne pouvoir se plonger dedans.

Mais lundi, croisons les doigts, la vie va reprendre peu à peu son cours.

L’équipage de Moussespic a prévu de se dégourdir les jambes avant de se confiner volontairement début juin pour une transat retour.