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Cap sur l'horizon

escale10 novembre 2019randonnee37 photos

Madère, randonnée au sommet

Après 3 jours de bricolage et d’école à Quinta do Lorde, il nous tarde de retourner sur les chemins de l’ile aux fleurs. Quelques appels et discusions en « portuglais » nous le confirment, il semble possible de faire escale à Funchal. Comme à notre premier passage, on entend dire partout qu’il est quasi impossible de faire escale à la capitale, que le port est constamment complet, qu’il faut réserver longtemps à l’avance. Comme à notre premier passage, nous faisons escale à Funchal !

Nous sommes de nouveau en compagnie des « Kaloni » et notre soif de randonner n’est pas assouvie. Les horaires de bus en poche, nous partons dès le dimanche pour une petite rando le long de la levada do norte. Un petit cafouillage au départ nous fait rater le bus. Promenade sous les vignes, tranquille, jusqu’au mirador de Cabo Girão. Là, nouveau cafouillage : nous avons mal lu les horaires de bus, il n’y en a pas pour rentrer… On se remet en route pour tenter de gagner un axe routier plus important dans le but de faire du stop ; la chance aidant ,nous voyons un bus qui, après nous avoir vu courir jusqu’à lui, nous fait cadeau des tickets pour les enfants !

Une autre « promenade » sublime nous conduit, en bus, jusqu’à Boca da Encumeada. De là, nous gagnons l’ancien « chemin royal ». Ce sentier était une des principales voix de communication permettant de circuler dans l’ile. Il était, entre autre, utilisé par l’aristocratie. Les Messieurs circulaient à cheval. Les dames étaient couchées sur des hamacs portés à dos d’hommes. Le chemin est pavé par endroit, la vue est magnifique. Il nous donne envie de nous plonger dans l’histoire de la construction de ces routes. Nous quittons ce chemin pour descendre vers Cural Das freiras où nous prendrons le bus pour rentrer sur Funchal.

Il nous reste à trouver un moyen d’atteindre notre Graal. Nous voulons aller jusqu’au Pico Ruivo, le point culminant de l’archipel. A lire nos guides, écouter les bruits de ponton, questionner les chauffeurs de taxi, c’est mission impossible sans une voiture ou un coûteux trajet en taxi.

Une soirée tisane/glace/étude de carte, en compagnie des Kalo, nous permet d’imaginer une solution.

Départ en bus de Funchal vers Colmeal. De là, nous empruntons un chemin (le PR2) qui monte à travers la forêt d’eucalyptus. 700M plus haut, nous rejoignons la ligne de crête et le sentier PR1.3 qui doit nous amener jusqu’à notre objectif. Nous trouvons une zone propice pour monter un campement, et surtout tendre une bâche pour s’abriter du soleil. Çà tape fort et nous avons consommé pas mal d’eau sur cette montée. Romain et Oriane partent jusqu’au sommet, et ainsi qu’ au refuge à coté, afin de refaire le plein d’eau à la fontaine mentionnée dans notre guide. Pendant ce temps là nous gardons les enfants à l’ombre. Mauvaise surprise, il n’y a plus de fontaine, et le refuge vend de l’eau à prix d’or (6euros la bouteille…).

Le crépuscule depuis notre campement : superbe. La nuit sous la voûte étoilée : magique. Avant le lever du jour, à la lueur de nos frontales, nous partons à notre tour à l’assaut du Pico Ruivo et profitons d’un superbe lever de soleil depuis le sommet. Nous tentons notre chance au refuge et réussissons à faire remplir nos gourdes, de quoi assurer la descente.

Nous rentrons par le même chemin pour assurer le coup niveau hydratation, et profitons d’une pose baignade au bord de la rivière en attendant notre bus.

Cette randonnée est un grande satisfaction : non seulement les paysages étaient splendides, mais surtout nous avons réussi à composer un bel itinéraire qui nous a permis d’atteindre notre objectif.

Nous restons encore quelques jours à Madère avant de mettre cap au Sud, direction les Canaries. Cette fois-ci, Madère a tenu toutes ses promesses !