Un comité s’est créé sur facebook afin de protester contre le manque de rédaction sur www.moussespic.fr/. Alors, pour temporiser les élans voici un nouvel article (bien que cet article est été entamé à Lisbonne, nous le terminons alors que nous sommes à 24H de Porto Santo… au grand dam du comité sus-cité).

Lors du précédent épisode, vous nous avez quitté à la sortie de la pizzéria de Nazaré (Portugal) le 25 août.

 

 

Après une bonne nuit de sommeil et une séance d’école, nos chauffeurs sont venus nous prendre à la marina afin de nous conduire chez eux. Nous avons visité leur maison située à Foz Do Arelho, à 30km de Moussespic : repas, sieste du capitaine pendant que les crapauds se rafraîchissent dans la piscine, puis balade sur le front de mer. Le paysage y est surprenant : à gauche d’un banc de sable, la lagune aussi paisible qu’un lac, et à sa droite l’océan atlantique déchaîné. La brume, bien présente ces jours-ci, crée une atmosphère particulière, donnant le sentiment que tout est figé sur la lagune. Mon amoureux n’était pas chaud pour que je parte à la conquête des vagues, alors j’ai été raisonnable mais pas mes petits pieds (ndsa : La baignade était de toute façon interdite….).

Mercredi : on part à la découverte de Nazaré. 2km nous séparent de son centre, et les chaussures se mettent en chauffe. Nous quittons très vite le bord de mer, trop touristique pour nous, pour sillonner les rues étroites et perpendiculaires à la mer bordées de maisons recouvertes de carrelage ou de faïence (azulejos). Nous partons ensuite à l’assaut de la colline afin de visiter une chapelle dont certains murs sont recouverts de magnifiques azulejos bleus et blancs. Malheureusement, on ne pourra pas juger de leur esthétique car nous trouvons porte close. Un petit café sur la place de l’église, et le retour se fera par la praia (plage) de laquelle nous reviendrons très humides.
Si les portugais envahissent les plages très tôt le matin, on les voit rarement dans l’eau. Pour cause, le drapeau flotte souvent de couleur rouge, rendant la baignade interdite à cause de rouleaux de forte violence. Ces derniers remontent parfois fort haut sur la plage au point de surprendre ceux qui s’aventurent à marcher trop prêt de l’eau…. C’est ici-même qu’a été surfée une vague haute de 28m en début d’année.

Une journée de repos et nous partons le 29 vers Cascais. Arrivée de nuit, 30 noeuds de vent, dans un mouillage réputé pour ses nombreux casiers (pas si vrai), de quoi stresser notre capitaine. Endormissement sous des airs de discothèque, et au petit matin en route pour Lisbonne.

Les instructions nautiques le disent : Il faut remonter le Tage à marée montante… En bons bretons du nord, habitués à nos 10m de marnage, nous n’avons pas trop prêté attention aux horaires de marée dans ces contrées où il atteint péniblement 3m. C’était sans compter sur le courant du fleuve :  nous n’avançons pas du tout.. Tout le temps pour nous d’admirer Lisbonne et ses monuments : châteaux, tour de Bélem, monument aux découvreurs, pont du 25 avril puis les docks avant de gagner la nouvelle ville : Parque das Naçoes.
En arrivant à la marina, après une petite frayeur due au courant à l’entrée du port, nous avons le plaisir de voir que le catamaran Angélus y est amarré. Nous avons rencontré Antoine, Géraldine et leur enfants à Nazaré après avoir échangé à plusieurs reprises des mails lors de notre attente à Concarneau. Angélus fait lui aussi partie de la flotte de Voile Sans Frontières. Les enfants sont contents de retrouver leurs copains, et la troupe envahiera le ponton.

Grâce à l’efficacité du personnel de la marina, nous avons toutes les informations nécessaires pour partir de suite à l’assaut de Lisbonne. C’est par le quartier de Bélem que nous commençons notre découverte de la ville aux sept collines et aux multiples facettes. Entre découverte des monuments et des pâtisseries du cru (les pastéis de Bélem) nous passons un bon après midi, avant de regagner la marina.

Les deux journée suivantes seront consacrées à la visite de la ville et de ses différents quartiers : les rues tortueuses de l’Affama, celles tout en longueur de Bairo alto… Nous passerons aussi une très bonne soirée en compagnie des Angélus.
Puis il nous faut partir car nous avons rendez-vous à Madère avec Paddy, Chonchon, tonton Patrick et tatie Nini. Nous redescendons le Tage, avec le courant cette fois, et nous regagnons le mouillage de Cascais. Au vue de la météo, nous ne sommes pas très enthousiastes sur la navigation qui nous attend…