Le petit Paris des Antilles, c’est comme cela qu’était surnommée la ville de Saint-Pierre en Martinique. Mais çà, c’était avant! Non pas avant le passage de Moussespic, mais avant que la Montagne Pelée ne pousse sa krys (ok le jeu de mot est foireux…). C’est donc devant cette ville, où 28 000 âmes ont disparu en quelques minutes en mai 1902, que Moussespic a posé l’ancre pour ce qui sera, à ce jour, notre plus longue escale.

 

 

Il faut dire que, pour moi, Saint-Pierre était un objectif en soit. Il y a 3 ans, nous étions venu passé le nouvel an en Martinique, et je m’étais dis que j’aimerais bien jeter l’ancre ici. C’est sans doute là que ce qui était un rêve de voyage en bateau, est devenu un projet. Et puis, en plus de l’envie de nous poser un peu, nous avons enchaîner les rencontres et retrouvailles. Anao pour commencer, le temps d’une soirée. Trezou Gwen, le temps d’un café. Lunch avec le vaillant (malgré ses 77 ans… la mer sa conserve) équipage de Bigouz, originaire de l’Aber Benoît.

 

 

Puis vint Mektoub, venu nous rejoindre ici avant de filer à Saint-Barth. Une petite semaine, juste le temps de faire quelques balades à pied, une excursion jusqu’au Saut Gendarme et au jardin d’Emeraude, et surtout de nous donner une furieuse envie de les rejoindre en Polynésie. Les projets naîtraient-ils à Saint-Pierre ?

 

 

Mektoub n’était pas encore parti que c’est Marilisa qui pointe le bout de ses étraves. Au programme : apéros et repas communs; location d’une voiture pour partir à l’ascension de la Pelée, découvrir la cascade de l’anse couleuvre et pratiquer le début du canal des esclaves; visite du centre de découverte des sciences de la Terre. Le Bellion 2, quand à lui, arrive juste à temps pour l’anniversaire de Louise. Une soirée mémorable, que l’on est pas prêt d’oublier, et qui finira par une baignade à 3H du matin dans ce que, effrontément, nous appellerons une ambiance joyeuse….

 

 

Faute de lever l’ancre avec Moussespic, c’est en voiture que nous sommes allés à la rencontre des Thélos, heureux propriétaires d’un Trismus et de jumeaux (nous ne savons pas encore ce qui rend le plus heureux ?). Nous nous étions ratés à Roscoff il y a deux ans, juste avant leur départ. Quel plaisir de se donner rendez-vous dans la forêt martiniquaise et de faire leur connaissance. Une bonne journée qui en appelait une autre, où, encore en voiture, nous les avons rejoint sur la presqu’île de la caravelle.

 

 

Enfin, nous avons fait la connaissance d’Annick et de Capitaine. Tourdumondistes originaires de Saint-Brieuc, ils ont posé leur sac en Martinique (au cas où, leur cata est en vente : http://distribil3.wix.com/distribil3) . Encore une belle rencontre…et de bien belles suggestion de destinations à découvrir encore …
Un petit crochet par Saint-Anne, pour rejoindre l’équipage de Meltem à l’heure de l’apéro, pour le plaisir de les voir, et pour fixer les modalités de ce qui s’annonce dors et déjà comme un match race océanique, mieux que l’America’s cup : notre transat retour.

 

 

Déjà le 10 avril?!! Après 19 nuits ici, il est temps de quitter Saint-Pierre pour la Dominique.

 

 

A non, j’oubliais… On a plongé aussi à Saint-Pierre.  Et oui, parce que je voulais absolument plonger sur les épaves de la baie, souvenirs engloutis de l’éruption de 1902, Eric d’Anao nous a présenté Olivier de Surcouf Dive (une bonne adresse). On a donc profité et abusé des copains présents dans le coin pour garder nos monstres. Trois belles plongées à notre actif, notamment une sur la perle (un gros caillou au large de l’anse couleuvre) mais finalement aucune épave; celles qui nous auraient intéressés sont hors de portée de notre petit niveau 2. Qu’à cela ne tienne, nous reviendrons avec un niveau 3! Cela tombe bien, Saint-Pierre est dors et déjà sur notre route pour la Polynésie !

 

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